Petit tour d'horizon des visiteurs des fleurs en été

En été, la diversité des fleurs s'amenuise considérablement ce qui obligent les insectes butineurs à se concentrer sur les mêmes plantes. Ces espèces à floraison tardive, prises d'assaut, vont nous permettrent de découvrir plus facilement ces visiteurs de fleurs.

Si fin juin la plupart des plantes méditerranéennes ont fini de fleurir, il reste heureusement quelques espèces pour offrir les derniers stocks de pollen et nectar. On compte parmi elles les lavandes, les clématites, la carotte sauvage, le fenouil, la ronce ou le panicaut champêtre. Toutes ces plantes seront à explorer pour trouver les butineurs d'été.

Les insectes mangeurs de fleurs ou récolteurs de pollen
bourdon sur la lavande
bourdon sur la lavande

Les fleurs représentent de véritables oasis ou peuvent venir des animaux variés. Ils y trouvent une "boisson énergisante", le nectar et de la nourriture tout autour : pollen et même pétales et sépales.

Du côté des insectes les plus délicats avec la nourriture florale on trouve les hyménoptères (groupe des abeilles, guêpes et fourmis) et les diptères (groupe des mouches). Les hyménoptères sont souvent équipés pour la récolte du pollen avec des pattes arrière portant une corbeille de poils. Le nectar quant à lui sert à fabriquer le miel qui nourrira les larves. Les plus visibles sont les abeilles au travail incessant avec les bourdons et les xylocopes ou abeille charpentière qui n'hésitent pas à couper les fleurs trop étroite pour accéder au nectar. D'autres insectes du même groupe comme les fourmis, trouvent dans les fleurs (d'euphorbe souvent) du nectar et sur les tiges florales leurs troupeaux de pucerons qu'elles élèvent pour leur miellat.

On trouve aussi dans les fleurs les bombyles qui pompent le nectar en vol stationnaire et les syrphes, petites mouches noires et jaunes.

Les coléoptères sont nombreux dans les fleurs où ils se nourrissent de pollen ne laissant, après leur passage, que des fleurs aux étamines tronquées dévoilant leur pistil central. Parmi eux les mylabres qui pondront leurs oeufs près de ceux des criquets, le clairon des abeilles dont la larve s'accrochera à la toison d'une abeille pour passer l'hiver dans la ruche. Mais les plus gros mangeurs de pollen sont les cétoines au vol bruyant, les cétoines dorées étant les plus spectaculaires. Les punaises ,quant à elles, viennent piquer les tiges fines des fleurs pour y puisent leur sève.

Les papillons
le vulcain
Le vulcain
zygènes (papillons)
zygènes (papillons)

Equipés d'une trompe, les papillons (lépidoptères) ne prennent dans les fleurs que le nectar. Ce sont les plus visibles, mais pas toujours les plus faciles à approcher. Attendez les heures les plus chaudes de la journée, la fatigue aidant vous aurez peut être plus de chance. Prenez-les en photo, si vous le pouvez, car leur détermination délicate se fait en comparant chaque motif présent sur les ailes. Représenté sur cette page : à droite le vulcain Vanessa atalanta dont les chenille mangent les orties et les zygènes Zygaena à gauche (chenilles sur diverses plantes).

Les prédateurs dans les fleurs
thomise globulause et sa proie
thomise globulause et sa proie

Souvent cachées au coeur de la fleur sous les étamines, les araignées-crabes (Thomises et hériées) surgissent à l'atterrissage des insectes butineurs pour leur infliger une piqûre mortelle avant d'attaquer le festin. L'efficacité de leur attaque éclair réside dans la puissance de leur venin beaucoup plus efficace que celui des espèces tissant des toiles. À l'affut près des fleurs, les réduves, punaise carnivores et les mantes (mantes religieuses et empuse) complète le tableau des prédateurs. Pour les repérer, il faut souvent attendre qu'ils aient une proie, un papillon ou une abeille immobile dans une fleur est un signe caractéristique. Ci-dessous illustré, une thomise globuleuse ayant tué une abeille