Instants de novembre : brins de Nature cueillis au jour le jour
Instants de novembre

01 | Les acrobates perceurs de glands. La recherche d'une femelle balanin des glands (Curculio glandium) occupée à pondre a mené, par hasard, vers un couple en pleines noces. Étaient-ils en retard sur les autres ? Où début novembre est-il le moment de surprendre les pontes. La suite des explorations nous le dira. |
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01 | Une petite douceur pour la Poliste gauloise mâle. Les ombelles de Séséli tortueux sont les dernières à offrir leur nectar et sont logiquement l'endroit idéal pour s'y restaurer. Voici le temps d'une photo, le repas d'une guêpe totalement inoffensive. |
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02 | Le farouche en pause. On croit souvent que l'automne est synonyme de fin de vie pour les criquets. Il existe au moins une exception dans le Sud avec l'Oedipode automnale (Aiolopus strepens), un criquet à la naissance tardive qui se reproduit en octobre-novembre. Il peut être à la fois fuyant (ce qui lui vaut son deuxième nom de criquet farouche) ou alors poser immobile en observant le photographe. |
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02 | Diplotaxe & Co. Difficile de prendre une photo de fleur sans qu'un animal ne vienne jouer les invités surprises. Lorsque ce ne sont pas les toiles laissées par le passage des araignées, ce sont les insectes eux-mêmes qui viennent se mêler à la vue. La Diplotaxe à feuilles étroites sera donc associée aux collemboles. |
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03 | Nouvelles nuances. La raréfaction des insectes incite à porter le regard ailleurs, sur le feuillage du chêne blanc par exemple qui montre à la fois les marques d'une vie à faire face à toute sorte d'agresseurs et une préparation en douceur à une chute inévitable. |
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04 | Le réconfort avant l'effort. Accumuler des forces avant de passer à l'étape ultime de sa vie. La mante religieuse gravide ne tardera pas à expulser ses œufs à l'intérieur d'une oothèque collante. |
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04 | Un surplus d'humidité et de belles journées chaudes et ensoleillées, il n'en faut pas plus pour que la floraison des romarins se réamorce pour un automne méditerranéen aux allures d'été indien. Les butineurs sont moins nombreux, mais la récolte n'en est que meilleure pour les présents. |
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05 | Premiers préparatifs pour première floraison. À la manière des champignons, les nouvelles feuilles de la Barlie de Robert (Himantoglossum robertianum), orchidée précoce, sortent du sol . Des feuilles neuves, brillantes qui contrastent avec la litière environnante. |
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05 | Aujourd'hui une belle petite mouche aux ailes laiteuses posée sur une Lobulaire maritime. La Phasie à ailes blanches (Ectophasia leucoptera) pond sur les punaises et leurs larves en sont les parasites. |
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06 | Chorosoma schillingii. Son nom aurait pu être la Punaise brindille, Phasme piqueur de graines, mais seul son nom latin existe. Chorosoma schillingii se distingue facilement à son corps étroit et haut sur pattes. Les graines cachées dans les épis de Poacées (graminées) constituent son principal repas et elle les déguste plaquée le long de l'épi, presque invisible. La recherche d'un nouveau repas a permis de démasquer cette punaise abondante à cette époque dans les pelouses sèches |
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06 | C'est une des belles fleurs des prés, commune partout et très facile à reconnaître. Des feuilles fines et allongées ressemblant à celles des poireaux, de grands capitules qui s'ouvrent tôt pour se refermer en fin de matinée. Un joli capitule jaune aux longues ligules avec, au centre, leurs étamines sombres entourant les pistils. On l'appellera Salsifis des prés si les bractées de l'involucre dont on aperçoit ici les ombres, ne dépassent pas les ligules. Dans le cas contraire, ce sera un Salsifis douteux. |
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07 | Dernière génération de l'année pour l'Azuré de la luzerne (Leptotes pirithous) et le plein de nectar de romarin pour l'ultime période de reproduction. |
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07 | Mise au vert. Après une période de sa vie largement teintée de noir, la Punaise ponctuée (Nezara viridula) passe progressivement vers une couleur uniformément verte qui sera sa parure définitive. En voici une de passage sur une feuille de mauve. |
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08 | L'arbousier côté clochettes. Elles font partie des jolies fleurs d'automne, rappelant celles du muguet, mais suspendues aux tiges d'un arbuste aux feuilles persistantes, l'arbousier (Arbutus unedo). C'est le moment de la floraison de ce grand représentant de la famille des Éricacées, C'est le moment de la floraison de ce grand représentant de la famille des Éricacées, où se retrouvent les bruyères, la Callune et le Rhododendron . |
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08 | Depuis le temps que je vous parle du grand puceron du chêne, j'ai enfin fait une photo potable. La fourmi n'est pas nette, mais ça vous donne une idée du mastodonte qu'aiment bien croquer les guêpes. Pour elles j'imagine que ce n'est plus un puceron, mais une dinde de Noël ;) ! |
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09 | L'arbousier côté fruits. Sphères à la surface granuleuse à la chair orange, les arbouses côtoient les nouvelles fleurs de l'arbousier, celui que l'on appelle l'arbre aux fraises. Elles mettent une année pour mûrir, grossir en passant du vert au rouge. Une nourriture qui arrive à point pour nourrir les oiseaux avant l'hiver et confier ainsi discrètement ses graines. |
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09 | Automne rougissant. L'automne est bien moins spectaculaire dans le Midi alors chaque changement est à déguster. Les feuilles en forme de raquettes des Sumacs fustet (Cotinus coggygria) font partie de la palette rougissante. |
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10 | Le grand retour. Elle s'était faite discrète durant l'été et les pluies d'automne ont déclenché son retour en force. Une nouvelle vague blanche envahit les champs et pelouses, la Diplotaxe fausse-roquette (Diplotaxis erucoides) est à nouveau en fleur, et ce pour de longs mois. |
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10 | Vous avez dit camouflage ? Voici une des maîtresses dans le domaine. Souvent minuscule comme déjà vue sur les chênes, parfois en forme de fruit ou dissimulée sous une épaisse couverture blanche comme ici. Je parle bien sûr de la cochenille, ici de passage derrière un aiguillon de ronce. |
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11 | Il y a des plantes qui nous régalent par leurs fleurs chatoyantes et d'autres dont les plus jolis contrastes sont offerts sur les feuilles. La Patience à feuilles obtuses (Rumex obtusifolius) fait partie de ces dernières. Approchez et admirez ! |
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11 | Qui dit cochenille dit Chrysope. Déjà présentées et identifiées sur un mur de maison, les Chrysopes au corps souvent vert et aux ailes translucides laissent sur les rameaux des pontes caractéristiques, isolées ou regroupées selon les espèces, mais toujours au bout d'un pédoncule comme ici. Les larves qui en sortiront seront de grandes consommatrices de cochenilles et pucerons. |
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12 | Ombres et lumières. Lorsque les rayons du soleil finissent leur course, ils dévoilent sur la feuille des détails et reliefs dignes d'une oeuvre d'art. |
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12 | Belle des champs. Elle aussi méritait son portrait, d'autant plus que la quasi-totalité des photos reçues d'elle pour son identification correspond étrangement à des prises de vue de dessus comme si personne ne remarquait sa lèvre inférieure invitant les pollinisateurs à un repas de nectar au fond de sa gorge. Voici la Brunelle commune (Prunella vulgaris), une Lamiacée dont la floraison joue les prolongations. |
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13 | Tétradyname : 4 (tétra) grandes étamines et deux petites. La fleur de la Diplotaxe à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia) aux quatre pétales en croix appartient à la famille des Brassicacées. |
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13 | Lumière sur un contre-jour. Pour le plaisir, voici l'histoire de cette photo. Un petit figuier aux feuilles basses et un faucheux qui se s'immobilise une seconde, puis deux et puis.. Un œil sur l'arachnide en prenant mes distances, un petit mètre nous sépare. Un des flashes est déjà prêt, monté au bout d'un bras articulé, lui-même fixé par une pince sur le trépied. Reste à régler la hauteur des pieds, un, deux et enfin le dernier. Je glisse discrètement le tout sous une feuille située sous le corps de l'animal, en essayant de ne pas faire trembler la tige, j'oriente le flash déporté et me revoici face à la bête. La lumière risque d'être trop vive alors je sous-expose et le viseur s'obscurcit. Reste quelques secondes pour faire manuellement la mise au point et je déclenche. |
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14 | Chute imminente. Dilatée par le gonflement de son fruit, la cupule ne pourra bientôt plus retenir le gland qui rejoindra la centaine déjà présente au pied du Chêne vert. |
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14 | Le vide pour signature. Nous l'avons vue au printemps, la voici de nouveau en novembre. Une toile dont le centre est vide de soie, un corps tout en longueur et des araignées qui aiment se cacher sur les tiges portant leur piège. Revoici la Tétragnathe (Tetragnatha extensa). |
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15 | Nouvelle vague. Le romarin fait partie de la vague de floraison automnale. Une fleur qui, en raison des températures plus fraîches, recevra moins de visiteurs. |
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15 | Jour de pluie, une bonne journée de limace et de beaux trous dans les feuilles en cours de découpage. Les repousses automnales sont tendres, un délice pour ces mollusques en herbe. |
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16 | Les quatre dernières. Tout en douceur, les feuilles composées du Pistachier térébinthe perdent leurs folioles. D'abord les latérales et pour finir la terminale. |
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16 | Un petit air de printemps, sur les bords d'une friche enherbée. Des fleurs rappelant les bleuets, mais avec un rose dominant. Un petit oeil sous la fleur et voici les nombreuses bractées du capitule. Les tiges sont sans piquants, la plante est une Centaurée. La forme des bractées nous mène vers un nom, la Centaurée jacée (Centaurea jacea subsp. jacea). |
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17 | Destins de gouttes. Elles s'écoulent lentement le long des lignes de nervures jusqu'à atteindre la surface du sol. Elles sont alors aspirées, happées par la terre et rejoignent dans les interstices la masse d'eau disponible pour la vie végétale. Plus tard elles seront délogées par les poils absorbants d'une racine et entameront leur remontée vers les feuilles à moins que le froid les fige ou qu'elles ne soient valorisées sur place par la chaleur du soleil. |
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17 | Après la pluie, une cousine des mouches pluviales Anthomyia procellaris. Ces petites mouches aiment se poser au soleil et se reconnaissent à leur corps gris portant sur l'abdomen une série de bandes sombres et sur le thorax des taches noires. Celle placée sous le départ de l'aile, fusionnée avec une autre tache située au-dessus, est un des caractères qui la distingue de la vraie mouche des pluies Anthomyia pluvialis. |
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18 | La couronne et le calice. Une odeur de menthe se dégage de nos pas en traversant une pelouse sauvage. Disposées par ensembles serrés, opposés, collés contre la tige carrée, les dernières corolles s'épanouissent. Par la suite cette partie colorée qui porte dans sa paroi les étamines rejoindra le sol. Il ne restera alors de la fleur du Calament nepeta (Clinopodium nepeta) que son calice dont la couronne poils, après avoir retenu de nectar, assurera la protection des jeunes fruits. |
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18 | Le temps des écorces. C'est un fait, les insectes, même si les fleurs font de la résistance, se font rares. Il est temps de chercher les planqués. Une écorce qui se détache facilement est la planque idéale d'un nombre variable d'insectes ou d'araignées. Paradoxalement, certaines espèces sont beaucoup plus faciles à trouver sous abris que lorsqu'elles sont en pleine activité en été. Cette punaise nommée Raglius confusus en est l'exemple parfait. Sa découverte, très aléatoire parmi les herbes durant la saison chaude, devient beaucoup plus fréquente en cherchant sous les écorces. |
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19 | Du blanc au bleu. Huit mois après une floraison flamboyante blanche, avant l'apparition des premières feuilles, le cycle s'achève pour le Prunellier (Prunus spinosa). Il sera bientôt temps pour les petites feuilles de se détacher. Leur présence aura permis d'assurer le bon développement des prunelles. Leur absence les rendra plus repérables pour les oiseaux. |
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19 | Harmonie fruitée. Encore un joli spectacle qui ne s'offre qu'à ceux qui savent se rapprocher pour prendre le temps d'observer dans les haies. Les Fusains d'Europe (Euonymus europaeus), très discrets lors de la floraison, se rattrapent de façon spectaculaire au moment où leurs fruits s'ouvrent. Des capsules roses aux graines orange de toute beauté très recherchées par les oiseaux et les petits rongeurs |
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20 | Quand l'Orme se prépare à perdre ses feuilles. Pour l'Orme, les fruits sont depuis longtemps dans le sol. Ces feuilles ont échappé aux mandibules des insectes et en particulier à celles des Galéruques. Il ne leur reste plus qu'à finir de dégrader les composants utiles et elles pourront se détacher. |
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20 | De fils en aiguilles, le premier déménagement. Les processionnaires du Pin sont des chenilles qui ne font pas comme les autres. Les œufs pondus en été par un papillon de nuit donnent naissance à des petites larves se protégeant la journée dans un petit amas de fils de soie . Mais à force de manger des aiguilles et après plusieurs mues, la taille et les températures qui se rafraîchissent leur imposent l'abandon du premier gîte pour un nid plus volumineux et beaucoup plus visible, le nid d'hiver, englobant les tiges situées en bout de branche. Voici un de ces déplacements de troupes surpris alors qu'elles quittaient leur minuscule nid provisoire. |
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21 | Lorsque les graines prennent l'allure de fruits. Chez les plantes dites "à fleurs", une des grandes évolutions a été d'offrir à leurs graines la protection et les moyens de dissémination d'un fruit. Mais lorsque les semences de l'Iris, libérées par l'ouverture des valves d'une capsule, ont elles-mêmes l'allure de baies, on s'y perd un peu. |
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21 | Un peu de botanique. Les Genévriers Cade ont la bonne idée de fleurir pour la deuxième fois dans l'année, alors autant en profiter pour les observer. Pour cela il vous faudra trouver deux individus de sexe différent. Les pieds femelles sont faciles à repérer, car portent des boules vertes ou marron ressemblant à des baies. Les mâles en sont dépourvus, mais on remarque par contre les nombreux minuscules cônes mâles. Le plus difficile sera de localiser les cônes femelles, encore plus petits que les mâles et surtout isolés à l'aisselle de certaines aiguilles. Comme toutes les Gymnospermes, les Genévriers Cade ne font ni vraies fleurs ni même de fruit. Ce que l'on appelle le cône mâle est formé d'écailles disposées en spirales protégeant de simples sacs de pollen (et non des étamines). Les cônes femelles sont composés également d'écailles abritant des ovules sans aucune autre protection (Gymnosperme signifie ovules nus). La suite est simple, le pollen libéré est transporté par le vent vers les pieds femelles et les ovules. Par la suite, avec ou sans fécondation des ovules, les écailles des cônes femelles gonflent jusqu'à se souder en une galbule, un faux fruit aux allures de baie qui contiendra un nombre variable de graines. |
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22 | Gonflés à bloc Cupules aux écailles presque piquantes et gros glands brunissant, les fruits du chêne kermès sont prêts à descendre sur terre. Là leur attend une compétition entre eux et leurs parents déjà bien implantée dont les racines ne laissent que peu de chances à l'implantation de nouveaux pieds. Les mangeurs de glands feront leur repas et leurs réserves, de cette nourriture bienvenue. |
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22 | La dernière rencontre avec un Diablotin, la larve de l'Empuse pennée remontait à la fin du mois d'août. À ce moment de l'année, l'insecte mesurait à peine plus de 20 mm et son abdomen presque lisse avait juste une forme rebroussée. Fin novembre une nouvelle rencontre fortuite dévoile un jeune dont la taille a plus que doublé et l'abdomen est maintenant orné de tubercules. À vrai dire, cette fois-ci c'est le diablotin qui m'a trouvé et non le contraire, au moment où le sujet photographié devait être un criquet. |
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23 | Coeur de salsifis. Présents depuis l'été dans les champs, les Salsifis sauvages favorisés par les pluies d'automne poursuivent leur floraison. Le cœur de leur capitule révèle une des caractéristiques de la famille des Astéracées, un androcée synanthéré c'est à dire des étamines soudées (sombres) formant un manchon autour d'un pistil (à deux stigmates jaunes). |
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23 | Avec son abdomen presque pétiolé, elle pourrait facilement se faire passer pour une guêpe miniature. Mais les yeux, les antennes, la paire d'ailes ainsi que le vol stationnaire trahissent son appartenance à la famille des Syrphes (Diptère). Première rencontre avec une Baccha allongée (Bacha elongata) mâle (yeux se touchant sur le dessus). Des photos pas terribles mais l'instant fut bref. |
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24 | Dernières sucreries. Cachés sous le feuillage du chêne vert, ces pucerons se font traire leur miellat par une fourmi leur assurant en retour protection contre d'éventuels prédateurs. En novembre, l'échange est largement déséquilibré en faveur de l'hyménoptère qui n'a pas beaucoup d'alertes et se contente de profiter des dernières sucreries de son troupeau. |
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24 | Pour faire une jolie fleur de Salsifis que nous avons vue voici peu de temps, il faut une graine et pour faire des graines il faut des fleurs ! Avant de savoir qui de l'œuf ou de la poule..., voici les graines, ou plutôt les fruits, ou plutôt l'infrutescence ou encore l'infrutescence d'akènes. Akènes à papus porté par un long bec dont les soies sont pennées, cela va de soi. :) Sinon vous avez la version allégée "Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'hiver !" |
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25 | L'amorce de la chute. Petit à petit, et chaque espèce avec son rythme, les caducifoliés mettent en marche la lente séparation de leurs feuilles. En fonction de l'altitude, du milieu, le phénomène est plus ou moins précoce. Dans certains endroits frais du sud de la France, le Noisetier amorce ainsi à peine la chute de ses feuilles. |
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25 | Il n'y a pas que les chenilles processionnaires qui aiment croquer les aiguilles de pin et parfois certains amateurs cachent bien leur jeu. Âmes sensibles, prenez du recul ! Cet animal ne deviendra jamais un joli papillon, ni même un moche. Si tout se passe bien, s'il ne se fait pas gober par un oiseau, il ressemblera plus tard à une guêpe ! Son petit nom bien sympathique est Gilpinia virens. |
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26 | Insecte d'un autre temps. Rencontre avec une créature qui semble appartenir à la préhistoire, le Brachycère muriqué (Brachycerus muricatus). Un cousin des charançons, grand amateur de bulbes durant sa vie larvaire. |
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26 | Dans la famille des Euphorbiacées, il existe les Euphorbes (genre Euphorbia) contenant un latex blanc, dont les fleurs réunies en un Cyathium portent des glandes nectarifères en forme de croissant ou simplement ovales. Le Ricin (genre Ricinus) appartient également à cette famille et est connu à la fois pour son huile et surtout pour sa ricine qui est 6000 fois plus toxique que le cyanure. Le genre Chrozophora compte pour seule espèce nommée Maurelle qui vit dans les champs du Midi de la France. Enfin, les Mercuriales (Mercurialis) forment le dernier genre de la famille pour notre flore. La plupart des Mercurialis vivent dans les champs plus ou moins en friche ou les jardins et ont toutes des feuilles ovales dentées et opposées. La plus commune est la Mercuriale annuelle (Mercurialis annua) qui nous fait le plaisir de fleurir du printemps jusqu'au début de l'hiver. On la reconnaît à ses tiges ramifiées portant de nombreuses feuilles dentées et ciliées sur les bords. Espèce dioïque, il existe des pieds mâles aux fleurs en épis dressés bien visibles et des pieds femelles dont les fleurs sont beaucoup plus discrètes. |
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27 | Jour de pluie. C'est officiel, novembre est un mois pluvieux ce qui rend difficile la vie de tous ceux en contact avec la Nature et qui la font découvrir. Il y a de jolies choses à l'extérieur, mais il est compliqué de les saisir sans se retrouver trempé. Une opération à risque pour le matériel également. |
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27 | Après la Centaurée jacée (Centaurea jacea subsp. jacea) vue la semaine dernière dans les champs, voici sa cousine du Midi, la Centaurée âpre Centaurea aspera. Elle se reconnaît normalement à ses bractées d'involucre terminées par 3-5 épines étalées. Pour celle-ci, on les découvre émoussées et dressées. C'est pourtant la même espèce. |
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28 | Chrysotoxe sur Diplotaxe Après une jeunesse de larve passée à se nourrir de matières en décomposition, la nouvelle vie du Chrysotoxe (Chrysotoxum sp.) lui offre des ailes, une allure de guêpe pour être tranquille et les délices du nectar des Diplotaxes. |
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28 | Le croqueur de pétales. C'est toujours par un complet hasard que mes rencontres avec les Collemboles à bonne bouille comme celui-ci se font. Cela démarre, à chaque fois, par la photo d'un autre sujet (ici la Centaurée âpre) puis la bestiole apparaît dans le champ, en zoomant la prise. Je commence ensuite à prendre quelques plans resserrés par sécurité, pour le souvenir et ensuite je tente des choses. Malheureusement, au moindre tremblement de la plante, la séance photo se termine par un saut qui met définitivement hors de vue l'animal. |
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29 | Cote de fruit. Rouge, noir, orange ou bleu, l'automne est riche en fruits sauvages. Certains font les délices des oiseaux et puis il y a ceux du Laurier-tin.. Ceux-ci ont la peau sur les os ou plutôt la peau sur le noyau. Rien de bien nourrissant et donc une cote d'amour très faible. |
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29 | On ne va pas quitter le mois de novembre sans les dernières sauterelles chanteuses qui sont à la fin de leur vie et au moment crucial des accouplements suivis des pontes. Une période rendue difficile la nuit par les températures négatives et le jour par les dernières mantes religieuses femelles qui recherchent de grosses proies aptes à leur fournir l'énergie nécessaire au développement des œufs et à la ponte de l'oothèque. L'Éphippigère des vignes joue gros pendant cette période et elle aussi doit prendre des forces, quitte à se contenter des bourgeons du buisson le plus piquant des garrigues, l'Ajonc de Provence. |
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30 | Coup de froid, coup de mou ou fin de vie. Une abeille posée sur un rocher, immobile, vivante, mais encore pour combien de temps ? |
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30 | Une petite fleur pour terminer le mois de novembre. Celle-ci est portée par un sous-arbrisseau aux feuilles opposées. Presque en forme de cœur, velues, ces petites feuilles sont, comme pour toutes les espèces de son genre, déprimées au niveau de leur nervure centrale. De la famille des Cistes (Cistacées) elle en possède les cinq pétales froissés. Les sépales sont de tailles inégales : trois grands pour deux petits. Les étamines, nombreuses entourent et dépassent un pistil au style tordu. Voici l'Hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum marifolium) avec sa floraison hors saison. C'est une Méditerranéenne qui fleurit, normalement, entre mai et juin sur les terrains secs. |
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