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Dès le mois de mai, les pelouses, maquis et garrigues de nos régions sont peuplés d'une multitude d'invertébrés. La montée des températures et la présence d'une nourriture abondante favorise leur croissance et il ne faudra qu'un mois pour que, nombre de ces animaux, deviennent facilement repérables. Les herbes nouvelles, les feuilles fraîchement sorties des bourgeons, sont le régal des criquets, les fruits et graines font un festin de fourmi alors que les fleurs sont prises d'assaut par les abeilles, mouches et coléoptères.
Dans ce foisonnement de vie, les prédateurs rôdent, plus ou moins visibles à nos yeux. Les uns chassent à courre d'autres sont à l'affut ou encore construisent des pièges ou n'hésitent pas à patrouiller dans les airs pour capturer au vol leur futur repas.
De tous les prédateurs les araignées sont les plus faciles à trouver, qu'on localise leur toile ou qu'on les voit passer, mais lorsqu'on cherche dans l'herbe on peut facilement rater les plus futées, celles dont le camouflage est le plus efficace
Posée dans l'herbe à l'horizontale, la toile de l'Agélène à labyrinthe (photo ci-dessus) se reconnait à sa petite retraite tissée en forme d'entonnoir où elle peut s'abriter à l'ombre en attendant sa proie. Celle-ci laissera-t-elle passer cette fourmi ?
Parfaitement camouflées dans les herbes, les hériées hirsute (mâle photo en haut à gauche et femelle ci-contre) chassent sans toile comme toutes les araignées-crabe. Chasser sans toile demande une grande habileté et un venin puissant pour paralyser rapidement des proies dont la taille peut dépasser celle de l'animal Suite de la découverte ..