Les moustiques.

Pendant l'été, les soirées qui n’en finissent pas, les jours s’étirent et on goûte avec plaisir aux grillades et discussion entre amis dans le jardin ou au bord de la mer. Mais très vite, on se rend compte que la soirée entre amis vire au cauchemar. moustique au repos De tout petits insectes attaquent sans vergogne, la moindre partie de notre peau dénudée. Ces petits êtres ont la manie de venir près de nos oreilles et par le battement ultra rapide de leurs ailes, 1 000 battements en une seconde, ils nous mettent « les nerfs en pelote ». En fait il existe 3 000 espèces de moustiques dans le monde, 47 vivent sur le littoral méditerranéen et 9 espèces présentent des désagréments pour l’homme.

Des femelles hématophages.

Et oui, alors que les moustiques mâles se délectent de nectar, les femelles usent de leur trompe pour sucer notre sang. En fait elles utilisent les protéines de notre sang pour la fécondation des œufs. Elles ne font qu’un repas par jour et digèrent pendant 24 heures.

Des œufs partout où il y a un peu d’eau

S’insinuant dans les maisons, les femelles pondent dans une très petite quantité d’eau même polluée, au fond d’un arrosoir, dans la soucoupe d’un pot de fleur ou une cave humide. Les œufs agglutinés par milliers forment de petits radeaux flottants. L’éclosion libère de petites larves aquatiques pendant sous la surface de l’eau. Mobiles, elles se déplacent par saccades en se nourrissant de bactéries. Après 4 mues de quelques jours à quelques semaines, la larve se transforme et devient nymphe. Et là, incroyable mais vrai, 2 à 3 jours après la sortie de son exuvie, l’adulte est prêt pour la reproduction !!! Les moustiques malgré leur mauvaise réputation, jouent un rôle positif dans la chaîne alimentaire. Ils entrent dans le régime alimentaire des chauves – souris, libellules, grenouilles, araignées et oiseaux. En Camargue, les gens et animaux sont assaillis par des espèces minuscules de 2 à 3 mm, on l’appelle arabi, il se reproduit dans les sols sableux . Des démangeaisons intolérables rendent les sorties quasiment impossibles dans cette région dès le mois de juin.

Que faire pour ne plus être piqué ?

Il existe de méthodes de démoustication, par épandage d’insecticides sur les zones marécageuses. On utilise aussi des méthodes de lutte biologique. Mais attention, intervenir sur une espèce donnée tout en épargnant les espèces voisines utiles est un acte difficile.

Martine Galindo