Les genévriers d’ici
Le genévrier oxycèdre appelé « cade » en provençal, plus sensible au froid, il ne dépasse pas les 1000 m d’altitude. Ses aiguilles groupées par 3 présentent 2 raies blanches à leur face supérieure.
Le genévrier thurifère
Les aiguilles sont remplacées par de petites écailles imbriquées le long des rameaux. On le trouve sur les terrains calcaires des Alpes de Haute Provence.
Le genévrier de Phénicie
Arbrisseau qui affectionne les reliefs secs et ensoleillés des Alpes du sud. Attention, la couleur rouge des fruits nous alertent du danger qu’ils représentent. Ils sont toxiques.
Le genévrier commun,
présent un peu partout en France. Ses aiguilles présentent une raie blanche sur la face supérieure. C’est le seul genévrier aux fruits comestibles. Sa présence est un indicateur de recolonisation progressive de la végétation.
On ne peut pas parler du genévrier sans oublier l’odeur de son bois imbibé d’une huile caractéristique à la fois forte et pénétrante. Autrefois extraite dans les fours à cade, cette huile était la panacée pour la désinfection. Aujourd’hui après abandon de cette activité, on lui a préféré des substances issues de l’industrie chimique.
Arbre à tout faire, je me permets d’évoquer en vrac : son huile utile pour désinfecter les barriques à cidre, rendre les caves saines, fumer le jambon, attirer les essaims d’abeilles, confectionner des flèches…etc…
Apprenez à regarder dans les collines ces arbustes au tronc tortueux à l’écorce filandreuse et grise, respectez- les, ils font parti du patrimoine végétal méditerranéen.