Pour les fruits charnus, les noyaux et pépins sont trop coriaces pour être digérées. Lorsque l'animal élimine ses excréments, ils les libèrent sans le savoir loin de la plante mère. Ainsi, les baies mangées par les oiseaux permettent de disséminer les graines dans les fientes.
Pour les fruits secs, leurs petites tailles permettent leur transport par les fourmis. Dans la fourmilière fruit et graine servent de nourriture, le résultat est donc négatif pour la plante. Par contre, au cours du long périple qui mène une fourmi vers sa colonie, de nombreuses graines sont perdues et c'est ainsi qu'a lieu la dissémination de la plante.
Le festival des inventions pour disperser les graines
Quelle créativité ! Voici les principales inventions des plantes leurs permettant de disséminer leurs graines sans l'aide des animaux
Même lorsqu'on est une plante basse on peut profiter du vent, les fruits du pissenlit sont de minuscules parachutes qui s'envolent au moindre courant d'air
Le premier est un buisson, le second une herbe et les deux ont la même technique de dispersion. Le fruit en murissant à ses parois qui se tendent et finissent par lâcher subitement en éjectant au loin les graines comme les boulets d'une catapulte
Se servir des animaux sans rien leur donner est la stratégie de la luzerne dont les fruits munis de crochets s'accrochent au pelage des mammifères (et aux lacets des homo sapiens) puis se décrochent lorsqu'ils font leur toilette.
Encore plus fort, le cornichon d'ane à des fruits dont l'intérieur va accumuler du gaz. Mis sous pression, le fruit, à la moindre vibration finit par exploser en libérant graine et pulpe, une dissémination originale.
Les exemples n'en finissent pas, graines équipées d'un petit appendice spécial fourmis, fruit salière du coquelicot ou pulpe collante du fruit du gui (voir article sur le gui ici). Une énorme diversité de fruits pour répondre au même objectif : disséminer les graines pour sauver son espèce.