Appelée aussi asperge à feuilles aiguës, il existe en fait une centaine d’espèces différentes d’asperge réparties dans les régions chaudes et tempérées. Saviez vous qu’elle fait partie de la famille des Asparagacées proche des liliacées, elle est donc une proche parente du lis !!!
Les connaisseurs et gourmands de nature attendent impatiemment la sortie des turions, jeunes pousses élancées et minces qui se développent à partir de la tige souterraine. Mars, avril et même début mai la chasse à l’asperge est ouverte. Les provençaux partent dans les garrigues et pinèdes à la recherche du mets délicat offert par Dame nature, les fameux « espargo fero »
Zoom sur « l’espargasse » ou le romarin des lapins
Cette plante vivace se caractérise par des feuilles réduites en aiguilles, presque piquantes et persistantes. Ses tiges sont rigides et souples à la fois, les fleurs minuscules sont jaunâtres, isolées ou groupées par 4, il faut être très attentif pour les observer entre les mois d’octobre et juillet. Peu après la floraison, on peut observer des fruits, petites baies rouges puis noires. Mais attention, comme beaucoup de fruits sauvages, ils sont toxiques pour l’homme.
Autrefois, le terme asperge désignait toutes les pousses de plantes sauvages récoltées comme nourriture d’appoint tels que le tamier, le houblon, l’ornithogale ou l’asphodèle.
L’asperge cultivée est apparue au 15ième siècle. Les Egyptiens ont cultivé l’asperge dès les premières dynasties et l’ont représentée sur les murs et tombeaux. Grecs et Romains l’appréciaient et lui avaient reconnu des propriétés médicinales qui permettaient de guérir les maladies du foie. Quant au Roi Soleil, son pêché mignon était de manger des asperges, il en était fou, il essaya même de les cultiver dans les jardins de Versailles, mais en vain …